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 Tideland

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Anaïd
Angine Axe Vaudou
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Localisation : Reims, dite la Belle Endormie
Date d'inscription : 23/06/2005

MessageSujet: Tideland   Ven 26 Mai à 13:25

Tideland
http://www.tidelandthemovie.com/
Réalisé par Terry Gilliam, co-écrit avec Toni Grisoni, d'après l'oeuvre de Mitch Cullin
_______________
A celebration of the power of a child's imagination.


Lorsque sa mère meurt d'une overdose, la petite Jeliza-Rose part s'installer dans une vieille ferme avec son père, Noah, un rocker héroïnomane qui a connu des jours meilleurs. Afin d'échapper à la solitude de sa nouvelle maison, Jeliza-Rose s'évade dans un monde imaginaire.
Pour lui tenir compagnie, elle n'a que les têtes de quatre poupées qui ont perdu leur corps... jusqu'à ce qu'elle rencontre Dickens, un jeune homme ayant l'esprit d'un garçon de dix ans. Vêtu d'une combinaison de plongée, celui-ci passe son temps caché dans une carcasse d'autocar, attendant de capturer le requin géant qui habite sur la voie ferrée. Dickens a une grande soeur, Dell, une sorte de fantôme vêtu de noir qui se dissimule constamment sous un voile d'apiculteur...



Sortie en France le 28 juin 2006.

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Pablo Picasso
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Anaïd
Angine Axe Vaudou
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MessageSujet: Re: Tideland   Sam 8 Juil à 16:13

Il est très troublant et finalement assez excitant de pouvoir tout à la fois s'émerveiller de l'imagination sans cesse renouvelée de Jeliza-Rose, et s'en cacher tant la réalité dont elle s'inspire est déglinguée. Dans ce conte où tout fait ventre, le macabre ajoute à la poésie (pas moins les cadavres que les fantômes...). On se laisse prendre au rêve, on aimerait n'entendre plus que les rires de Jeliza-Rose et Dickens, parler aux lucioles, se perdre dans la penderie et chasser le requin géant, pourtant une gêne, un mal-être sous-jacent avorte nos propres rires. Doit-on sourire ou pleurer ? (Se faire bisouteur ou tanatopracteur/taxidermiste ? Et puis d'abord, que préférer vraiment ?) Peut-on s'autoriser à apprécier alors que ça n'attire pas ? ...bien sûr qu'on peut, on redevient enfant, et tout est une pièce de théâtre, un jeu, un rêve...
Indéniablement, ce film dont la plupart des scènes sont à double tranchant provoque deux sensations contradictoires, ce qui en décuple les effets.

Cependant, si Tideland est superbement mis en image par Terry Gilliam, si les acteurs, aussi jeunes soient-ils, sont bons, il ne reste pas moins difficile à appréhender. Peut-être une lecture de Cullin enrichirait-elle le film. (Et une (re)lecture d'Alice in Wonderland pourquoi pas.)

Quelques questions, donc, en suspend : son imagination sans fin signifie l'échapatoire de Jeliza-Rose, mais la préserve-t-elle de tout ? Les sursauts de réalité qu'elle accepte parfois, tout comme la scène finale, marquent-ils la fin de "ses vacances" ?
Créative ? Folle ?

_________________

Cri à tous les parents ; la critique de Thomas Sotinel pour Le Monde, dont voici un extrait :
Tout cet appareil devrait engendrer l'angoisse, mais Gilliam s'en tient au point de vue de l'enfant et c'est l'émerveillement qui l'emporte. Les films d'horreur sont des contes de fées pour adultes. Avec Tideland, Terry Gilliam a réussi un film d'horreur pour les enfants qui, hélas !, ne le verront pas.

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Azymut
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MessageSujet: Re: Tideland   Sam 8 Juil à 20:58

Gilliam a encore une fois frappé fort.
Et même très fort, se permettant de réaliser un film aussi troublant que son Brazil.
Il est une fois de plus question de la faculté de l'humain à s'échapper de la "réalité" dans son propre monde. Comme dans Brazil, le personnage principal est innocent, "pur", mais/car elle/et (rayer les les mentions inutiles, selon votre opinion) s'échappe dans un arrière-monde.
"Oh, wouldn't it be great, if I was crazy? Then the world would be ok." (in L'Armée des 12 singes, et citée sur le site d'Anaïd. ;-) )

Mais c'est une ressucée, alors? vous demanderez-vous.
Non, car la réalisation est merveilleuse (du vrai travail de photographe, comme dans Marie-Antoinette.. sauf que ce dernier film n'avait que cet argument pour lui).
Remarquez, la réalisation est également bonne dans ses précédentes réalisations.
Alors, ce qui fait toute la différence, c'est le côté brutal de ce film.
Ici, il n'est plus question de nous perdre nous-même dans les rêves de l'héroïne, il n'est plus question de douter de la réalité. Nous la contemplons, c'est tout.

Ici, il n'est plus vraiment question de réfléchir. Vous ne pourrez pas dire en sortant de ce film que vous n'avez pas compris l'histoire. Mais ne pensez pas que ça vous laissera du temps pour prendre du recul. Gilliam vous martèlera sans cesse d'images choc, de ses délires, visuels (merci les Monty Python?) et narratifs. Et quand il relâchera la pression, ce ne sera que pour vous faire prendre conscience de ce à quoi vous avez assisté, et, plus que tout, de votre propre réaction.

Ce qu'une tripotée de réalisateurs branchouilles tentent en vain de mettre en place (une profusion de sensation et sentiments différents), Gilliam le bricole avec une facilité (du moins en apparence) déconcertante, nous emportant dans son délire, nous mettant face au sordide, (et) face à nous-même.
(pour ne pas vous gâcher le visionnage du film, je ne citerai pas d'exmple, mais il y en a un qui me démange... ), de même que je ne parlerai pas des thèmes abordés. De toute façon, de nombreuses interprétations doivent être possible.
Et il est également possible de contempler la chose, de s'y promener, de s'y faire emporter.

De l'Art, avec un grand z'A!



(Sinon, ma réponse à la question d'Anaïd serait "humaine" )
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